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BECHAR
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Oudda Ahmed Reply with quote


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Joined: 31 Jan 2010
Posts: 13
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PostPosted: Sun 21 Feb - 10:42 (2010)    Post subject: LA WILAYA DE BECHAR - UNE REGION TOURISTIQUE -
 
LA WILAYA DE BECHAR       
UNE REGION TOURISTIQUE       
                                                 
INTRODUCTION .   
          La Wilaya de Bechar détient des richesses naturelles considérables qui la mettent en valeur. Ses nombreux vestiges attestent de son originalité, la déterminent et précisent sa vocation touristique.L'environnement tout naturel qu'aucune substance chimique ne vient altérer,  le cri du vent sur les hauteurs de l'erg , les moments sublimes du lever et du coucher du soleil , l'odeur particulière du pain cuit sur les braises du four en terre glaise  forment un tout homogène .              
          Les démarches dénudées de tout complexe, les impressionnantes formules de bienvenue, expriment des qualités de simplicité et d'honnêteté.    
          Les mélodies du soir et les danses originelles extraites d'un riche répertoire, les grandes veillées poétiques et tant de saines habitudes créent un climat de détente.         
          L'historien ou le chercheur, le peintre ou le romancier, le géologue ou le géographe, l'exalté ou le malheureux, chacun découvrira en ces lieux enchanteurs matière à réflexion et un terrain idéal pour étancher sa passion.      
Le touriste, aventurier notoire, tr√®s curieux de surcro√ģt, trouvera dans cet ensemble les variantes qu'il recherche quelque soit son temp√©rament.¬†¬†¬†¬†
PRESENTATION .               
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Situ√©e √† l‚Äôextr√©mit√© Sud Ouest, la Wilaya de Bechar de par sa position g√©ographique, √©tend son influence sur l'ensemble de la Saoura. Son territoire couvre une superficie globale de 1614OO km2 soit 14,72 % de la superficie totale du pays. Elle est partie int√©grante d'une r√©gion aux sp√©cificit√©s naturelles exceptionnelles, caract√©ris√©es par la rigueur du climat et par les divers aspects de sa surface h√©t√©rog√®ne. La r√©gion de Bechar fait en outre partie de la p√©n√©tration primaire la plus septentrionale. De m√™me les empreintes de fossiles marins localis√©es √† Marhouma, Z√©ghamra et El Ouata appartiennent √† l'√Ęge d√©vonien du primaire.¬†¬†¬†
LES MASSIFS MONTAGNEUX.      
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† B√©ni-Ounif est ferm√©e au Nord par le Djebel Grouz (1922 m) pr√©c√©d√© de sept collines sous forme de barri√®re. La cha√ģne du Grouz forme une impressionnante muraille qui s'√©tend de B√©ni-Ounif aux Ksour du Nord. S√©par√©s de part et d'autre par l'oued Zousfana, le Djebel M√©zarif (1146 m.) √† gauche, imbrigu√® √† Chelkhet Tamadna√Įa, √† droite le Djebel Sidi Moumen (1392 m.) se trouvent √† l'Ouest de B√©ni-Ounif.¬†¬†¬†¬†
Le Djebel Antar (1845 m.) est à partir de Benzireg à l'opposé du Djebel Bechar. Les derniers rameaux de ce dernier s'achèvent dans la région d'Igli.  Son altitude est évaluée à 1169 m. à Djénien  à 8 km de Bechar.    
Dans la r√©gion de Abadla se trouvent les cha√ģnes de Chebket M√©nounat, de Djihani puis au Nord, les massifs de Cha√Įb Rassou ( 864 m ) .Vers Taghit se dresse le Djebel Arlal.¬†¬†¬†¬†¬†
Plus loin au Sud le Djebel Z√©ghamra est le premier cha√ģnon du massif d'Ougarta qui s'allonge jusqu'√† Guerzim. Derri√®re Kerzaz les collines abruptes de Takroub s'√©l√®vent dans un cadre isol√©.¬†¬†¬†¬†¬†
A Tabelbala le Djebel Sidi Abed, très peu large, rejoint l'Erg à 2O km du village. A 15O km au Nord Ouest de Tabelbala, le Djebel Bensour se dresse dans un décor tout naturel.   
LES ERGS.     
          C'est au Sud de Béni-Ounif que s'achèvent les dernières ramifications du grand Erg occidental dont l'immensité n'a d'égale que sa beauté naturelle. Il passe par Taghit, traverse tous les villages de la Saoura et s'achève aux environs de Timimoun. Le grand Erg dissimule la partie inférieure de tous les Oueds issus de l'Atlas. L'Erg Erraoui forme la bordure de la région de Tabelbala ; il se prolonge jusqu'à Ougarta en traversant Zéghamra. Au delà de Tabelbala se trouvent de petits Ergs : Erg Ellatchen - Erg Hassi Mdakken.   
LES NAPPES.     
          Il est établi que la région avait été florissante, l'eau et les bêtes abondaient, des fleuves existaient. C'est ainsi que s'est constituée une nappe phréatique importante. A Bechar le Djebel Bechar, son Oued, constitue une source d'approvisionnement complémentaire de la nappe. Les eaux du barrage de Djorf Torba comblent le déficit. Deux autres réservoirs naturels alimentent en eau potable la Wilaya : ce sont la nappe de l'Oued Saoura et celle de l'Erg.     
A Béni-Abbès, à Mogheul et à Igli, l'eau est de qualité supérieure    
LES PRECIPITATIONS.     
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† La Wilaya de Bechar fait partie des r√©gions les plus arides de l'Atlas Saharien mais non point st√©rile. Il suffit qu'il pleuve au moment opportun pour que les graines dispers√©es par le vent germent et fructifient. Le taux des pr√©cipitations est variable et donc instable ; la moyenne annuelle pour toute la Wilaya est de 5O mm. Il a √©t√© relev√© durant les deux orages qui se sont produits √† Bechar la nuit du Mercredi 11 Novembre 1993 et durant deux heures seulement le Vendredi 1O Septembre 1999, 84 mm et 53 mm. La neige est quant √† elle un ph√©nom√®ne tr√®s rare. Depuis vingt ans il n‚Äôa neig√© que quatre fois √† Bechar¬†: le 17 F√©vrier 1991 ‚Äď le 17 D√©cembre 1999 ‚Äď le 27 Janvier 2005 de 11 h 10 √† 14 h 20 avec de gros flocons de 11 h 40 √† 13 h 15¬† - le 17 Janvier 2006 de 13 h 30 √† 15 h 30. ¬†¬†¬†
LES INTEMPERIES D’OCTOBRE 2008.      
¬†¬† ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†Tout a commenc√© par une averse le Mercredi 8 Octobre √† partir de 19 h 40 d‚Äôune dur√©e de 10 minutes. Apr√®s une courte accalmie la pluie reprend de plus belle. Durant toute la journ√©e du Jeudi 9 il n‚Äôa pas cess√© de pleuvoir. Le Vendredi 10 Octobre √† partir de 1h 15 des √©clairs ininterrompus z√®brent le ciel devenu d‚Äôune clart√© extraordinaire comme s‚Äôil √©tait √©clair√© par une multitude de lampes fluorescentes. A 1h 30 le¬† tonnerre vrombit¬†: la foudre √©clate quelque part provoquant la panique dans la majorit√© des foyers en alerte¬†: il est suivi d‚Äôune forte averse de plus de 15 minutes. A 2h 10 aussit√īt apr√®s un second coup de foudre assourdissant, la pluie cesse subitement et le ciel s‚Äôassombrit.¬†¬†¬†¬†
La crue de l‚Äôoued Bechar prend √† partir de minuit des proportions inqui√©tantes¬†: l‚Äô√©cho amplifie davantage son vrombissement. Au-del√† de 2 heures du matin il commence √† d√©border par-dessus les quatre ponts s√©parant Debdaba du reste de la ville. A 3 heures il p√©n√®tre aussi silencieux qu‚Äôun serpent dans la majorit√© des maisons se trouvant dans ses bords imm√©diats et qu‚Äôil encercle petit √† petit. Heureusement qu‚Äôaucune victime n‚Äôest √† d√©plorer. Les services de s√©curit√© avaient avis√© bien avant minuit tous les habitants se trouvant √† proximit√© de son cours. Tel un bull dozer lanc√© √† grande vitesse, il d√©fense le mur de protection du CFPA, d√©loge une voiture qu‚Äôil rejette 1 km plus loin, p√©n√®tre dans les bureaux, endommage les archives. Au jardin public les fauves et autre b√™tes √† l‚Äôabri dans des loges en barreaux pourtant tr√®s solides n‚Äô√©chappent pas √† la furie des eaux. Certains sont morts sur place, d‚Äôautres emport√©s par les torrents. En d√©bordant sur plus de 100 m√®tres, parfois davantage, la crue n‚Äô√©pargne ni logements individuels ni √©tablissements publics telle l‚Äô√©cole du quartier 8 dont les fondations sont mises √† nu et l‚Äôenceinte compl√®tement d√©molie. L‚Äôeau qui progresse rapidement recouvre toutes les habitations parfois jusqu‚Äôau plafond. Ainsi au Mer Niger dans la zone dite * de Ba Za√Įd* au-del√† du gu√©, au quartier 8, √† Gharassa, les d√©gats sont importants. Des chauss√©es enti√®res, des blocs de soutien en b√©ton renforc√© sont d√©terr√©s par les eaux en furie. Le pont de la Chouffane, celui du gu√©, sont ferm√©s √† la circulation en attendant une expertise.¬†¬†¬†¬†
Selon le Wali, la ville de Bechar a fr√īl√© la catastrophe et √©chapp√© de justesse √† une inondation d√©sastreuse consid√©rant le d√©bit des eaux de la crue recevant cinq oueds cons√©cutifs, ayant atteint 850 m3 √† la seconde avec un taux de 101 mm en 48 heures. A Gharda√Įa un taux similaire avec un d√©bit de 900 m3 a √©t√© √† l‚Äôorigine du d√©bordement des oueds qui ont inond√© la ville le premier jour de l‚ÄôA√Įd El Fitr correspondant au 1¬į Octobre 2008.¬†¬†¬†¬†¬†
Il semble que les pr√©cipitations des ann√©es 1964 ‚Äď 1980 ‚Äď 1987 soient beaucoup plus inf√©rieures √† celles d‚ÄôOctobre 2008 o√Ļ le taux a largement d√©pass√© la moyenne de deux ann√©es cons√©cutives en l‚Äôespace de 17 jours.¬†¬†¬†¬†
De l’avis général et selon des témoins dignes de foi, la crue du 10 Octobre 2008 dépasse de loin celle qui a eu lieu en Mars 1959, voilà 49 années ainsi que celle de 1936 qui fit plusieurs victimes.     
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Le Guir qui rejoint la Zousfana √† l‚Äôentr√©e d‚ÄôIgli pour constituer l‚Äôoued Saoura est en crue depuis le 11 Octobre 2008 suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues aussi bien en Alg√©rie qu‚Äôau Maroc. Toutes les portes du barrage de Djorf Torba ont √©t√© ouvertes pour donner passage √† des torrents d‚Äôeau qui se sont d√©ferl√©s sur le lit de l‚Äôoued isolant de nombreuses communes surtout celles ne disposant pas de pont. Cette crue est identique √† celle de Novembre 1967 ‚Äď voil√† 51 ans ‚Äď qui a caus√© d‚Äô√©normes d√©g√Ęts mat√©riels dans la majorit√© des ksour et villages travers√©s par le Saoura.¬†¬†¬†¬†
LES VENTS      
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Ils repr√©sentent un √©l√©ment important de la climatologie dans la r√©gion. Outre une sensation d√©sagr√©able d'√©touffement , les vents sont craints pendant les grandes chaleurs pour ce qu'ils drainent d'insectes , de scorpions dont la piq√Ľre est parfois mortelle .Les p√©riodes de l'ann√©e o√Ļ les temp√™tes de sable sont persistantes sont en g√©n√©ral F√©vrier / Mars - Mai / Juin¬† avec une visibilit√© tr√®s faible .¬†¬†¬†¬†
LA NEBULOSITE      
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Elle est extr√™mement faible. L'air est tr√®s sec ce qui entra√ģne un retentissement profond sur la vie animale et v√©g√©tale, une √©vaporation intense en √©t√©.¬†
LE CLIMAT      
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Il est de type saharien caract√©ris√© par la s√©cheresse de l'atmosph√®re et les grands √©carts de temp√©rature. En hiver hormis les mois de D√©cembre et Janvier, le climat est supportable. M√™me si le froid est intense le soir, au lever du soleil la temp√©rature est plut√īt douce. La moyenne g√©n√©rale annuelle est de 22¬į. La maxima varie entre 42 √† 47¬į, tandis que la minima chute parfois au dessous de z√©ro. La meilleure p√©riode se situe du 1¬į Octobre au 1¬į Mai. L‚Äôhiver 2004-2005 est l‚Äôun des plus rudes depuis plus de quarante ann√©es. Une vague de froid a s√©vi du 25 D√©cembre 2004 au 15 F√©vrier 2005 avec une chute du thermom√®tre jusqu‚Äô√† deux degr√©s au dessous de z√©ro.¬†¬†¬†¬†
LA HAMADA      
          C’est une vaste étendue couverte de dalles rocheuses.  Elle s'étend dans la partie inférieure du Guir, ainsi que dans les régions de Taghit, Igli, Ougarta, Kerzaz. 
LE REG.      
          C’est cet immense espace plat semé de cailloux que l'on découvre dans la région comprise entre Abadla et Béni-Abbès.    
LES OUEDS      
          L'Oued Ennamous draine les eaux des monts des Ksour, pénètre dans la région de Béni-Ounif puis va se perdre dans les dunes de l'Erg à Khelouet Sid Cheikh après un parcours de 25O km.    
L'Oued Zousfana prend sa source à la frontière Algéro-Marocaine. Il reçoit de nombreux Oueds, longe des massifs montagneux, pénètre à Taghit puis atteint Igli après avoir parcouru plus de 240 km.     
L'Oued Guir est issu des sommets du Haut Atlas Marocain. Il passe par Djorf Torba, reçoit plusieurs Oueds dont Boudib le plus important parmi ses affluents. Il s'unit à Taourta à l'Oued Zousfana à 2 km au Nord Ouest d'Igli pour constituer l'Oued Saoura. Selon Ibn Khaldoun l'Oued Guir porte le même nom depuis l'antiquité. Il semble qu'il ait été identifié par le * Ger * décrit par Pline. L'oued Saoura traverse tous les villages situés sur son parcours jusqu'aux environs de Bouda dans la Wilaya d’Adrar.    
ORIGINE DES POPULATIONS .     
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† La pr√©sence de foyers du n√©olithique dans plusieurs endroits de la Wilaya de Bechar atteste que la r√©gion a √©t√© habit√©e depuis tr√®s longtemps. En cette p√©riode le climat √©tait humide et tropical et la faune abondante. Mais au fil des si√®cles le dess√®chement envahit le Sahara. Des vagues successives de pasteurs de race blanche avec une origine ind√©termin√©e l'occup√®rent. Ces groupes comme l'indiquent les gravures rupestres apport√®rent avec eux leurs traditions et leurs religions primitives. Parmi les populations qui v√©curent au Sahara, des Berb√®res Sanhadja et Z√©n√®tes.Le Sud Ouest n'a pas connu la colonisation Romaine. Toutefois une exp√©dition men√©e par le G√©n√©ral Romain Su√©tonius Paullinus aboutit jusqu'au Guir mais sans s'y maintenir. Les Turcs parvenus √† A√Įn-S√©fra ne s'y attard√®rent pas. Ils ne se hasard√®rent pas plus loin et de fait les tribus Berb√®res du Sud rest√®rent plusieurs si√®cles libres, guerriers, nomades. Les Arabes quant √† eux parvinrent dans la r√©gion vers le XII¬į si√®cle. Ils la marqu√®rent profond√©ment en islamisant les Z√©n√®tes. Beaucoup parmi ces derniers se sont amalgam√©s avec les Arabes. Une √©migration Juive occupa √† son tour la r√©gion et s'installa jusque dans les Ksour de l'extr√™me Sud. Les tribus Arabes s'√©tant fix√©es dans la r√©gion appartiennent aux B√©ni Hilal et aux Bou B√©kria.¬†¬†¬†
BREF HISTORIQUE .      
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Le nom de Bechar, d√©riv√© de bonne nouvelle, est attribu√© √† un explorateur Arabe parvenu sur les lieux vers la seconde moiti√© du XIII¬į si√®cle. L'eau qu'il ram√®ne dans une petite outre comme preuve, est √† l'origine de la d√©couverte de la r√©gion. Des gens de la tribu Ouled Nsir sont choisis pour la coloniser. Aussi bien agriculteurs qu'√©leveurs, ils deviennent d'excellents chasseurs. Mais une crue d√©vastatrice s'abat sur la r√©gion. Les rares survivants quittent le pays pour l'Ouest. D'autres colons les remplacent avec √† leur service des esclaves blancs. Ils restent 66 ans √† Bechar. Pour se s√©curiser ils se font construire une fortification au sommet d'un monticule. Ils sont rejoints progressivement par des gens du Nord qui s'adonnent au travail de la terre. Les premiers colons quittent la r√©gion. Ils sont remplac√©s par des A√Įt Atta, une tribu Braber qui construit son propre ksar. Ils creusent une grande seguia et plantent les premiers palmiers import√©s de Tafilalet.¬†¬†¬†¬†
Une longue période de sécheresse les oblige à abandonner le pays qui reste inhabité pendant plusieurs années. D'autres tribus nomades viennent par la suite avec leurs troupeaux. Mais leur séjour est de courte durée.    
 
          A son tour Sidi Mhammed Ben Bouziane, avant de se fixer à Kénadsa, occupe Bechar. Il en fait une superbe plaine. Les Ouled Djérir, les Doui Menie surviennent, suivis  par des groupements de toutes origines.    
Au cours de la deuxi√®me moiti√© du XIX¬į si√®cle, un Oued surnomm√© * le noir *, en v√©ritable torrent, d√©vaste tout sur son passage.¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Au d√©but du XX¬į si√®cle , le Ksar de Bechar est occup√© par les O. Ayad , les O. Hammou Barka , les O. A√Įssa Ben Lareidj¬† les O. Ch√©rif , les O.Bouzid ,les O. Haddi .¬†¬†¬†¬†
          Dans une première tentative d'occupation de la région le capitaine De Colomb commandant les forces coloniales Françaises à El Bayadh  ( ex. Géryville ) se heurte le 11 Janvier 1855 à une forte troupe de Doui Menie et d'Ouled Djérir à Oued Lakhdar ( ex. Duveyrier ) . Le 18 Mars 1857 les Ouled Djérir s'opposent dans la palmeraie de Bechar au même officier. Le 13 Novembre 19O3 les Français, à leur tête le commandant Français Piéron prennent le Ksar de Tagda. Ils construisent leur premier poste qui prend ainsi que tout le pays le nom du Général De Colomb, puis Colomb Bechar.    
BECHAR .      
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Nom relatif √† l'annonce de la bonne nouvelle, situ√©e √† une altitude de 784 m√®tres, la ville de BECHAR t√™te d'√©tapes et de liaison entre le Nord et l'extr√™me Sud, se trouve √† 700 km d'Oran et 1000 km d'Alger. Elev√©e au rang de Commune mixte le 8 Juillet 1919, elle est depuis le 7 Ao√Ľt 1957 chef lieu du d√©partement de la Saoura.Au Nord de la ville, le village de Ouakda √† vocation agricole s'√©tend au rebord de l'oued Bechar. Sa retenue d'eau, son vieux ksar us√© par le temps, au milieu d'une belle oasis, donnent aux sites un aspect original. Au del√† la grande palmeraie de Bechar qui s'√©tendait dans toute sa beaut√© a √©t√© supplant√©e en grande partie par des b√Ętiments en dur. Ses principaux quartiers sont DEBDABA, le centre ville qui regroupe les principaux √©difices publics, le quartier GOURA√Ź, la BARGA, la centrale ou TADMAMINE, BECHAR DJEDID ou Bidon II, le quartier MEZARIF ex. plateau du Mer Niger.¬†¬†¬†¬†
       Antar et ses grottes fantastiques, le ksar dans son intégralité, l'oued et les promenades sur les berges, ouvrent à Bechar des perspectives probantes pour son développement touristique.    
KENADSA .      
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† A 22 km de Bechar, KENADSA connut un grand essor au d√©but du XX¬į si√®cle gr√Ęce √† l'exploitation de ses mines de charbon Petit village industriel, il a pris une extension remarquable tout en pr√©servant ses vieilles traditions. Si√®ge de la Zaou√Įa Ezzyania, K√©nadsa demeura longtemps un centre de rayonnement. Son fondateur Sidi Mhammed Ben Bouziane joua un r√īle important dans l'ensemble de la r√©gion pour le maintien de la paix et par l'impact de son √©cole (Zaou√Įa). Sa r√©putation, la qualit√© et l'efficacit√© de son enseignement d√©pass√®rent nos fronti√®res.¬†¬†¬†¬†
Ville connue pour sa bonne ambiance et une humeur constante, Kénadsa a su conserver sa renommée malgré le bouleversement du mode de vie et une démographie galopante.     
Au delà de Kénadsa le grand barrage de Djorf Torba , achevé en 1969 , après 30 km de paysage aride , surgit dans un cadre agréable.  
 
MERIDJA .     
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† A 74 km de Bechar, MERIDJA, commune agro-pastorale, d√©pend de la Da√Įra de K√©nadsa. L'origine du nom attribu√© √† un marais est due √† la pr√©sence d'une nappe phr√©atique importante.Parmi les beaux sites naturels, Lahmida, √† 16 km au Sud Est de M√©ridja est un profond ravin limit√© au Nord par la Hamada.¬† La Guettara ou cascades, √† 20 km au Sud de M√©ridja, avec de belles grottes orn√©es de stalactites, est domin√©e par une belle oasis.A√Įn Bouzid √† 16 km au Sud Ouest est une source baptis√©e au nom de Bouzid. Il aurait particip√© √† l‚Äôembuscade o√Ļ trouv√®rent la mort en 1928 le G√©n√©ral Clavery, des officiers¬† et soldats Fran√ßais, pr√®s du Djebel Arlal, √† quelques kilom√®tres de Taghit. ¬†¬†¬†
LES KSOUR DU NORD .     
          Charitables et vertueux, les gens des Ksour du Nord, hospitaliers de nature, excellent en labeur, sollicités par de belles terres arables. Compagnons agréables, ils s'extériorisent à l'occasion, traduisant leurs sentiments par des mélodies tendres et douces sensibles à entendre autour d'un bon feu .Quatre villages constituent les Ksour du Nord. Leur siège administratif a de tout temps été Lahmar.             
LAHMAR      
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† D'humeur tr√®s variable, Lahmar o√Ļ pr√©domine le rouge, aurait pour origine du nom le port du burnous d'apparat.¬† FELGASSEN,¬†¬† autrefois anim√© par une foire annuelle o√Ļ se retrouvaient de nombreux n√©gociants. MAZZI, TITAF, ZAHTOUTA, MOUMNA, sont des zones agricoles exploit√©es chacune par un groupe ethnique. ¬†¬†¬†¬†¬†¬†
SFISSIFA,   seconde agglomération de Lahmar, située au flanc du Grouz rendu célèbre par ses faits d'armes, est un village agro-pastoral.       
MOGHEUL .   
 
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Valoris√© par les belles prairies de Oum Echegag , une zone √† p√Ęturages,¬† illustr√© par les particularit√©s de son vieux ksar avec un cadran solaire conserv√© dans son √©tat originel ,¬† MOGHEUL prend de plus en plus l'allure d'un beau village . Durant les ann√©es suffisamment pluvieuses la terfesse pousse dans les collines d'OURIAH avec des proportions consid√©rables.¬†¬†¬†¬†¬†¬†
BOUKA√ŹS .¬†¬†¬†¬†¬†¬†
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† L'anciennet√© de BOUKA√ŹS est confirm√©e par le grand voyageur Layachi qui donne en 1633, de retour de la Mecque, des pr√©cisions sur sa source. L'eau de cette source, canalis√©e par des seguias, est ti√®de en hiver.¬†¬†¬†¬†¬†¬†
 
L'origine du nom Bouka√Įs est attribu√©e √† un forgeron qui portait de l'animosit√© contre tous les cavaliers venus qu√©rir ses services.A Tabelbala le Djebel Sidi Abed, tr√®s peu large, rejoint l'Erg √† 2O km du village. A 15O km au Nord Ouest de Tabelbala, le Djebel Bensour se dresse dans un d√©cor tout naturel.¬†¬†¬†
BENI ‚Äď OUNIF .¬†¬†¬†¬†¬†
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† A 110 km de Bechar, B√©ni Ounif o√Ļ vient mourir le grand erg occidental, fut d√©sert√© sept fois de suite. Il semble que seuls des B√©ni Ameur subsist√®rent dans la r√©gion d‚Äôo√Ļ l‚Äôexpression Bni Nif, pour leur endurance et leur courageuse r√©sistance. Ils fond√®rent aussi les Ksour de Fendi, Laouedj, Bou Yalaa. Une autre version attribue l‚Äôorigine du nom √† deux personnages venus de Maur√©tanie appel√©s les hommes au long nez. D‚Äôautres soutiennent que le nom de la ville est d√Ľ √† Sidi Ounif enterr√© pr√®s de la Koubba de Sidi Slimane Bousmaha. Le mausol√©e de ce dernier, un centre de p√®lerinage tr√®s fr√©quent√©, fut construit par Cheikh Bouamama. La palmeraie de forme rectangulaire est encadr√©e par Oued M√©lias. Le ksar qui date de sept si√®cles se maintient malgr√© toutes les intemp√©ries. Les anciens b√Ętiments, chefs d‚Äôoeuvre architecturaux remarquables, se confondent avec les nouvelles constructions mais conservent leur cachet traditionnel.¬†¬†¬†¬†¬†¬†
La présence de plusieurs stations de gravures rupestres est un signe évident de l’occupation de la région par des pasteurs qui se déplaçaient continuellement.      
Parmi ces stations, celle de Djattou √† proximit√© de Rosfa Ta√Įba se distingue par la reproduction d‚Äôun magnifique lion √† l‚Äôallure majestueuse.¬†¬†¬†¬†¬†¬†
Le village de Rosfa Ta√Įba, au flanc de B√©ni Ismir, tire son origine d‚Äôune source qui d√©versait ses eaux dans une crevasse¬†; la qualit√© de son eau justifie le nom de *Ta√Įba*.¬†¬†¬†¬†¬†¬†
A 45 km de B√©ni Ounif, Tamadna√Įa, site naturel exceptionnel, dispose d‚Äôun splendide panorama. Les rochers aux diff√©rents aspects sous forme de figures g√©om√©triques pr√©c√®dent le col o√Ļ s‚Äôallonge une admirable palmeraie. A l‚ÄôOuest, Fendi avec sa palmeraie enchanteresse, son beau petit barrage r√©alis√© en 1951, ses diff√©rents sites naturels, est l‚Äôune des plus belles oasis de la r√©gion. Ce village agro pastoral prend de plus en plus d‚Äôampleur. De nombreux vestiges de la r√©sistance et plusieurs t√©moignages relatifs √† la guerre de lib√©ration nationale, classent Fendi parmi les r√©gions √† risque.¬†¬†¬†¬†¬†¬†
Ksar El Ajoug, à 20 km au Sud Est de Fendi est un ancien poste avancé des troupes Françaises d’occupation. Le fort en ruines surplombe à l’Ouest l’oued Zousfana et à l’Est la grande plaine limitée par la dune de Bélabed.      
                                                    TAGHIT     
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Taghit, √† 90 km de Bechar, doit l'origine de son nom √† son terrain rocailleux. Dissimul√© par une colline qui le surplombe, ce beau village appara√ģt dans toute sa splendeur au sommet de la c√īte dominante. Sa palmeraie ajoute au site une beaut√© toute naturelle ; elle se pr√©sente dans son aspect opulent et borde l'oued o√Ļ coule l'eau de la Zousfana. Le ksar conserve son cachet traditionnel. Il se dresse majestueusement au milieu de ce d√©cor de r√™ve et tout autour le village qui a connu de nombreuses transformations, d√©tient dans ses vieux murs le secret des Bni Goumi. Tandis que l'h√ītel de haut standing, exhorte √† un repos compensateur.La grande dune de l'Erg occidental donne au paysage son beau caract√®re par la couleur de son sable dor√©. A son sommet s'√©tend un panorama extraordinaire. Sa vocation touristique est justifi√©e par son site naturel, sa palmeraie attrayante, ses jardins verdoyants et les vestiges de la pr√©histoire dont la station principale de BOUROUIS o√Ļ pr√©dominent des dessins de bovid√©s. Cet environnement naturel enchanteur s'√©tend aussi aux autres villages de la Commune ‚Äď ZAOUI FOUGANIA ‚Äď BARBI- BAKHTI ‚Äď BRIKA ‚Äď ZAOUIA TAHTANIA . Tandis que le moussem qui prend l'allure d'une f√™te populaire d√©clenche un regain de d√©tente et de bonne ambiance.¬†¬†¬†¬†
ABADLA .   
 
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† A 88 km au Sud Ouest de Bechar, ABADLA, carrefour de l'histoire se distingue par l'aspect naturel de son terrain. La tradition orale attribue l'origine du nom du village √† la tribu des Abadla issue des Ouled Amer. Une seconde version plausible fait admettre que le nom de Abadla serait d√Ľ √† une tribu anim√©e de sentiments de d√©votion (Ibadallah).¬†¬†¬†¬†¬†¬†
La plaine d'Abadla, irriguée par l'un des plus importants barrages d'Algérie, Djorf Torba avec une capacité théorique de 360 millions de mètres cubes, est dans son ensemble une vaste étendue très fertile.       
Le GUIR o√Ļ les po√®tes excit√©s par sa splendeur s'√©vertuent encore de nos jours √† le perp√©tuer, a de tout temps √©t√© exploit√©. ¬†¬†¬†¬†¬†¬†
Plusieurs stations de gravures rupestres, des foyers pr√©historiques, sont dispers√©s √† travers la r√©gion. Les noms attribu√©s aux sites sont fonction de leur forme tels EL MORRA - KSIKSOU ou encore HBASSA une retenue naturelle sous forme de lac o√Ļ se retrouvent toutes les esp√®ces d'oiseaux de la r√©gion et d'autres migrateurs. ¬†¬†¬†¬†¬†¬†
Abadla, chef lieu de Da√Įra comprend aussi la commune de ERG FERRADJ puis celle de MACHRAA HOUARI BOUMEDIENE, des villages socialistes, construits dans le cadre de la r√©volution agraire¬†¬†¬†¬†¬†¬†
I G L I     
          A 152 km au Sud Est de Bechar , IGLI dont le nom traduit la rencontre, tire son nom de l'intersection des Oueds Guir et Zousfana à l'entrée de la ville , constituant l'Oued Saoura.     
Le premier ksar sur la colline d'Aghrem Amakrane, lieu dominant, rendait possible le contr√īle de tous les mouvements de la plaine. De nombreuses bandes de malfaiteurs s√©vissaient dans la r√©gion et guettaient la moindre d√©faillance.¬†¬†¬†¬†¬†
Trois siècles plus tard un nouveau ksar proche de la palmeraie est construit. Par mesure de sécurité une galerie est aménagée à partir du ksar avec un accès vers les champs et le lit de l'oued.     
Le ksar situé au centre d'Igli, a été partiellement abandonné en 1960. Il comporte de nombreux labyrinthes et conserve son originalité.     
MAZER, seconde agglomération de la commune doit son nom à ses nombreux ruisselets .A 2 km du village, dans la palmeraie, se trouve le hammam, grotte naturelle utilisée communément pour des bains gratuits. Le vieux ksar de Mazer, abandonné en 1967 date de quatre siècles ; il se distingue par son puits et un véritable réseau de renvoi des eaux     
TOUZDIT, petit village à vocation agricole a été la cible en 1957 de l'aviation française, en guise de représailles. Dans la zone de Sid El Aroussi se trouve l'usine de lait et produits laitiers.    
BENI-ABBES    
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Par son site naturel impressionnant, le d√©cor de son environnement r√©fractaire, le style de son architecture authentique, BENI-ABBES, √† 250 km de Bechar, excite par la magnificence de son splendide panorama. Ghar Eddiba, Hourras Ellil, Ouarourout et d'autres vestiges perp√©tu√©s par la tradition orale, affirment √† la r√©gion son caract√®re l√©gendaire. Le mus√©e , le champ de roses de sable , l'ermitage du p√®re De Foucault , la source miraculeuse , le vieux ksar au cŇďur de la palmeraie en forme de scorpion , d√©tenteur chacun d'un volet de son histoire pertinente , confirment par essence √† B√©ni-Abb√®s sa nature touristique . ¬†¬†¬†¬†¬†¬†
La l√©gende de la naissance de la source au VI¬į si√®cle de l'h√©gire attribu√©e √† Sidi Othmane venu d'Egypte, est le point de d√©part de l'histoire du village. ¬†¬†¬†¬†¬†¬†
Mise en évidence par d'importants gisements préhistoriques, OUGARTA, à 41 km, est un ancien centre de transit des caravanes en route vers le Sud. Il servait aussi de lieu de détention durant la période coloniale.       
ZEGHAMRA, aurait pour origine l'expression *moula Zemour * attribué à son fondateur Sidi Ben Mohammed de Zemmoura.         
TABELBALA .    
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Valoris√©e par ses cent et une foggaras, ses tombeaux l√©gendaires et sa talha sacr√©e, √† 374 km de Bechar, TABELBALA la myst√©rieuse , inspire la qui√©tude et la s√©r√©nit√©. L'origine de son nom proviendrait de l'arbre belbel. Les historiens situent sa cr√©ation au XI¬į si√®cle et la d√©crivent comme oasis prosp√®re par la qualit√© de relais o√Ļ transitaient les caravanes √† destination d'Egypte. D√©sert√©e √† plusieurs reprises, elle rena√ģt √† la fin du XVIII¬į si√®cle Parmi les r√©gions les plus riches en gisements pr√©historiques, Tabelbala a support√© les incidences de la nature et du temps et s'est maintenue √† travers les si√®cles. La population de Tabalbala qui¬† se distingue par ses belles vertus est r√©partie dans les quartiers de CHERA√ŹE √† vocation agricole , la nouvelle Chera√Įe de cr√©ation r√©cente avec les principaux √©difices publics , le BORDJ la ZAOUIA o√Ļ se trouve le cimeti√®re l√©gendaire avec des tombes gigantesques. Le ksar El khali en ruines qui se trouve √† 5 km au Sud Est serait la premi√®re fortification de Tabelbala. A son versant Sud se dresse la tombe de Sidi B√©nothmane. A 144 km au Nord Ouest domin√©e par l'impressionnant Djebel Bensour se trouve la station de gravures libyco berb√®re de Chelkhet Lemrabet. Le m√©rite de sa d√©couverte revient √† M. Touil Lahbib ancien directeur de la maison de jeunes.¬† ¬†¬†¬†
TAMTERT .     
          A 290 km de Bechar , accessible par une bretelle de 5 km , route sinueuse à voie unique , TAMTERT doit l'origine de son nom à la nature de son sol caillouteux , caractérisé par l'amoncellement de rochers .       
Le ksar Sidi Messaoud en forme de triangle, d√©limit√© par un profond ravin, se dresse majestueusement sur la colline dominante qui surplombe Tamtert. Deux km plus loin au Nord Ouest, prot√©g√© par une excavation naturelle, le vieux ksar Zireg a √©t√© √©difi√© de mani√®re √† contr√īler tous les mouvements externes. Ces ksour, de v√©ritables fortifications, traduisent l'√©tat d'esprit de leurs occupants vivant dans une crainte perp√©tuelle d'incursion ennemie.¬†¬†¬†¬†¬†¬†
BECHIR, √† 10 km de Tamtert, se distingue par le caract√®re ind√©pendant de son plan d'urbanisme. A 13 km de B√©chir, se trouve une vaste √©tendue o√Ļ l'oued Saoura d√©versait ses eaux avant de se frayer un passage vers le lit actuel. ¬†¬†¬†¬†¬†¬†
MARHOUMA quant à elle symbolise la bienfaisance et sa terre très fertile est utilisée en alternance.  Marhouma dispose d'un important gisement de marbre fossilisé.      
La station de gravures rupestres découverte le 10.11.1951 par M. De Villalonga est à 15 km au Nord.      
EL OUATA .      
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† A 295 km de Bechar, EL OUATA, situ√© entre deux forces de la nature a subi de nombreuses incidences √† travers le temps. Deux versions contradictoires sont √† l'origine du nom attribu√© au village dont la plus probable est sans doute son choix comme lieu de transit (Lembata). La grande crue de Novembre 1967, le d√©bordement du barrage de Djorf Torba, ont isol√© le village, ce qui d√©cida les r√©calcitrants √† s'installer dans la nouvelle cit√© au plateau. L'ancienne El Ouata est domin√© par son ksar d'une originalit√© exceptionnelle et une palmeraie impressionnante. El Ouata est envahi progressivement par le sable qui s'amoncelle en dunes. AMMES ou centre o√Ļ se traitaient tous les conflits, dispose d'un panorama extraordinaire mis en relief par sa belle dune et sa palmeraie.¬†¬†¬†¬†¬†
EL MAJA immortalis√© par la l√©gende de la fille d'El Mellali, EL BAYADA au sol blanc¬† o√Ļ des potiers s'√©vertuent √† fa√ßonner des objets traditionnels ,¬† AGUEDAL valoris√© par son originalit√© , ses dattes¬† * hartane *, son folklore local , ANNEFID qui tire son nom de l'ob√©dience , BOUHADID village des grands po√®tes de la r√©gion et dont le nom est cons√©quent au fer , sont les autres villages formant¬† la commune d'El Ouata .¬†¬†¬†¬†¬†
A 2 km de la route nationale des dessins rupestres authentifiés sont gravés dans des dalles à même le sol.    
BENI-IKHLEF.     
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Gracieuse par la qualit√© de sa terre, valoris√©e par sa nappe phr√©atique BENI-IKHLEF, √† 325 km de Bechar n'a pas livr√© tous ses secrets. L'origine du nom est attribu√© par sa premi√®re syllabe aux B√©ni Hcine, tandis que Khlef justifie la richesse de sa terre mise en valeur par une eau abondante. Une seconde version traduit le remplacement de ce qui a √©t√© endommag√© .La palmeraie de B√©ni-Ikhlef que c√ītoient de d√©licieux jardins admirablement entretenus entoure de vieux ksour t√©moins chacun d'une p√©riode d√©finie¬†¬†¬†¬†¬†¬†
L'histoire du village se confond avec celle du Ksar En Sara, fort de type Espagnol, à 6 km à l'Ouest du centre. Une énigme légendaire transmise par la tradition orale.      
GUERZIM, si√®ge de la Zaou√Įa de Si Abdellah Bencheikh fond√©e en 1741 tire son nom d'une plante donn√©e en p√Ętures aux ovins. Son sixi√®me ksar, avec le mesjed restaur√©, vieux d'un si√®cle, est mitoyen √† la palmeraie irrigu√©e par une partie des quarante et une seguias que compte le village.¬†¬†¬†
 
KERZAZ .     
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Pays de Sidi Ahmed Ben moussa (1443 - 1573), KERZAZ, √† 355 km de Bechar, se caract√©rise par son environnement l√©gendaire l√©gitim√© par sa Zaou√Įa. Son action de bienfaisance vulgaris√©e √† travers tout l'Ouest, a contribu√© efficacement √† la propagation de la foi et l'apprentissage de dogmes religieux m√©moris√©s au moyen de vers attribu√©s au saint homme (roumouses). Nom d'origine berb√®re, le village plac√© sous la protection des cheikhs de la Zaou√Įa, servait de refuge aux nombreuses familles qui fuyaient les guerres intestines.La seconde version justifie sa position g√©ographique limit√©e d'un c√īt√© par les dunes de l'Erg occidental, de l'autre par des collines rocheuses. Trois agglom√©rations constituent la commune de Kerzaz : le MEGSEM regroupe tous les √©difices publics, KERZAZ KSAR, si√®ge de la Zaou√Įa et ZAOUIA KEBIRA lieu de p√®lerinage des adeptes de la confr√©rie. Elle abrite √©galement une importante √©cole coranique.¬†¬†¬†¬†
La Zaou√Įa Kerzazia fut fond√©e au XV¬į si√®cle (953 de l'h√©gire)¬†¬†¬†¬†
OULED KHODEIR .       
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† A 395 km de Bechar, OULED KHODEIR, si√®ge de l'ancienne circonscription de Saoura Essouffla, se caract√©rise par sa situation g√©ographique par rapport √† l'oued et √† l'Erg¬†¬† occidental. La nouvelle ville implant√©e sur le plateau dominant prend de plus en plus l'allure d'une cit√© agr√©able dans ce Sud combien fascinant. Parmi les nombreux ksour, Am√©s suscite l'int√©r√™t par le miracle rapport√© par la tradition orale relatif √† une cuvette en terre glaise. Sit√īt retir√©e du sol, la pluie tombe subitement et ne s'arr√™te qu'apr√®s avoir arros√© le terrain tout autour.¬†¬†¬†¬†¬†¬†
OULED RAFAA du nom de Rafaa le solitaire, outre sa belle palmeraie, compte parmi son patrimoine le vieux ksar Kalaa ou Gasba, une véritable forteresse à l'aspect externe authentique.       
A l'Ouest du ksar se dresse la koubba de Sid Tahar Bencheikh. A proximité du  mesjed en ruines s'élève la tombe de Lalla Zid El Kheir  sainte dame , esclave de condition , dont la piété lui valut l'assistance Divine  .       
EL KSAR se distingue par la tombe de Sidi Abdallah Benomor surnommé* guezzar eddib *.      
TIMMOUDI .       
¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Effet de l'imagination d'une l√©gende s√©culaire, ou r√©cit authentique,¬† les contes narrant l'histoire de TIMMOUDI d√©crivent la r√©gion d'une mani√®re fantastique.La tradition orale situe sa cr√©ation √† plus de vingt si√®cles,. Ses vingt et un ksour , la plupart en ruines , surplombent de belles palmeraies et ajoutent au panorama splendide de ces sites enchanteurs¬† une agr√©able sensation de bien √™tre . Constitu√© de paysages impressionnants dans un d√©cor naturel exceptionnel, Timmoudi, √† 400 km de Bechar,tire son nom de l'expression * tammou ‚Äď di* (achevons ceci).¬†¬†¬†¬†
BOUTERFAYA à 3 km 200 de Timmoudi tire son nom d'une herbe appelée * tarf * qui y pousse en quantité. Bouterfaya doit sa réputation à la qualité de son eau utilisée pour le traitement des maladies de la peau. Au nord de Bouterfaya se trouve le ksar En Sara en ruines occupé simultanément par des Juifs, des Béni Mzab puis des Français.    
Au plateau la nouvelle Timmoudi est pr√©c√©d√©e du vieux ksar Djorf et d'une cave utilis√©e durant la guerre de lib√©ration nationale comme ge√īle et lieu de supplice. Le terrain d'atterrissage dont les balises sont toujours intactes, n'a pas subi de d√©t√©rioration.¬†¬†¬†
KSABI.     
          A l'extrémité de la Wilaya de Bechar, KSABI tire son origine de l'oued el gsab justifié par une étendue de roseaux sur ses berges. On parvient au village par une bifurcation de la route nationale à partir de Garet El Oued.  A l'opposé, au delà des dunes, se trouve un immense champ de roses de sable, les plus belles de la région.       
Parmi les innombrables curiosités de la région la grande galerie à deux cents mètres du ksar Sidi Marek Ben Salem, longue de plus de 20 km. Elle aboutit aux environs d'El Ksar dans la commune d'Ouled Khodeir .Détériorée par les crues de l'Oued Saoura, elle est impraticable.      
HASSI ABDELLAH était le lieu favori des caravanes à destination de l'Orient, pour un bref transit.      
BENT ECHERK créée vers 1930  doit l'origine de son nom à la découverte de palmiers * cherka * autour d'un point d'eau à moins d'un mètre du sol.       
A 5 km du lieu dit *essabi*, un gisement du paléolithique inférieur est constitué de galets de différentes formes.      
 
                                             *********************************





 
 SOURCES.
 
 
A la découverte de la Wilaya de Bechar ( Oudda Ahmed).
Bulletin statistique de la Wilaya de Bechar. Février 1985.    
Caractéristiques et perspectives du tourisme dans la Wilaya de Bechar.      
Situation de la culture ‚Äď A.P.W. ‚Äď 16 Juin 1982.¬†¬†¬†¬†¬†¬†
Le Sahara par R. Pottier (Arnaud).      
Une oasis du Sahar occidental Tabelbala par Dominique Champault.    
Dialogue entre les poètes à Igli le 31 Mars 1988     
Archives de l’Institut Pasteur :    
Béni-Abbès (Sahara Oranais) par C.Ramès.     
Béni-Ounif par J. Bouchat .      
Taghit par P.Passager et S.Barbaçon.      
Gens et choses de Colomb-Béchar (Sud Oranais) par L. Céard .      
Notes de géographie médicale sur Tabelbala par  Le médecin capitaine Rousse.      
Premi√®res journ√©es d‚Äô√©tudes sur la zaou√Įa de Kerzaz le 2 Mars 1989.¬†¬†¬†
Documents sur le Nord Ouest Africain. ‚Äď 1896 / 1897 ‚Äď La Croix et de la Martini√®re.¬†¬† ¬†¬†¬†¬†
 
 
 
 
 






 
 
 


Last edited by Oudda Ahmed on Sun 21 Feb - 22:29 (2010); edited 1 time in total
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PostPosted: Sun 21 Feb - 10:42 (2010)    Post subject: Publicité
 
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sérine21 Reply with quote


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PostPosted: Sun 21 Feb - 18:31 (2010)    Post subject: BECHAR
 
Si Ahmed, j'ai connu et aimé Béchar par le bouche à oreille: Chahid en parle assez bien..........

Mais là, ya3tik essaha, c'est bien raconté et l'image se forge davantage............

Je ne peux que m'extasier devant tant de beauté de mon pays!!!

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ras elkaada Reply with quote


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PostPosted: Mon 22 Feb - 09:06 (2010)    Post subject: BECHAR
 
c est la ville ou j ai  eux les meilleurs moments de détentes et de séjours et mes enfants en gardent les plus beaux souvenirs     d ailleurs  mon dernier ne est bechari (ne a bechar)

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sérine21 Reply with quote


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PostPosted: Mon 22 Feb - 09:26 (2010)    Post subject: BECHAR
 
Chahid et Si Ahmed , font de Béchar , un bien joli coin et tu confirmes : nous irons le visiter bi idni Allah !!!
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Sérine 21


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Oudda Ahmed Reply with quote


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PostPosted: Mon 22 Feb - 18:24 (2010)    Post subject: BECHAR
 
Bonsoir.

Les anciens soutiennent et c'est de l'érudit ,que tous ceux qui pour une raison ou une autre sont contraints de s'installer à Béchar , le font à contre coeur et avec beaucoup d'appréhension. Mais au moment de la quitter, ils regrettent le départ et pleurent de dépit.  
Ville d'espoir et d'espérance, elle est accueillante et hospitalière.  
Alors que ceux qui la connaissent déjà y fassent un pélerinage pour constater sur place le changement qui s'y est opéré. Quant à ceux et celles qui désirent la visiter, qu'ils soient les bienvenus.  


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sérine21 Reply with quote


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PostPosted: Mon 22 Feb - 18:30 (2010)    Post subject: BECHAR
 
Merci Si Ahmed pour ce partage: vous nous faites découvrir et aimer une région jusque- là méconnue!!!
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CHAHID Reply with quote


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PostPosted: Wed 28 Apr - 13:31 (2010)    Post subject: BECHAR
 
Béchar: Une première pour le bac 2010  
par Roukbi A.  
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5137456 
 
La session du baccalaur√©at de cette ann√©e 2010, √† la satisfaction des responsables du secteur, verra pour la premi√®re fois depuis l'ind√©pendance du pays la correction des copies du bac se faire au niveau du centre colonel Othmane (ex-Polyvalent) √† B√©char. L'autre nouveaut√© dans le secteur de l'√©ducation concerne la cr√©ation d'un centre d'examen √† Tabelbala pour les candidats au bac de la da√Įra de Tabelbala, commune distante de plus de quatre cents km de B√©char. Pour ce qui concerne les √©preuves de l'ann√©e scolaire 2009/2010, les √©preuves de fin d'√©tudes du premier cycle se d√©rouleront √† partir du 27 mai 2010 dans 39 centres, o√Ļ composeront pas moins de 5746 candidats, dont 2730 filles.

 Le moyen, pour sa part, enregistre 4612 candidats et candidates au BEM, dont 37 étrangers, 33 détenus et 07 de l'école de jeunes aveugles, qui se retrouveront certainement le 1er juin prochain au niveau des 23 centres prévus pour la circonstance. Selon la cellule de communication de la direction de l'éducation de la wilaya, les candidats au bac pour cette année sont au nombre de 5177, dont 2810 de sexe féminin, 18 issus du centre de rééducation de Béchar, avec parmi eux une candidate et 75 étrangers. 17 centres d'examens dotés de 1053 encadreurs de différentes spécialités ouvriront leurs portes aux futurs bacheliers à partir du 06 juin prochain. Notre interlocuteur précise que toutes les conditions sont réunies pour le déroulement des épreuves dans de bonnes conditions.

 

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CHAHID Reply with quote


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PostPosted: Tue 20 Jul - 23:11 (2010)    Post subject: BECHAR
 
Promotion - Si Abdelkamel, chef de l’OCFLN, l’oublié de Béchar d’Ahmed Lagraa : Le héros de Béchar
12 July 2010 11:00:00 Amine Goutali.
Taille du texte:

‚ÄĘ Si Abdelkamel, chef de l‚ÄôOCFLN, ‚Äúl‚Äôoubli√© de B√©char‚ÄĚ d‚ÄôAhmed Lagraa Ouvrage publi√© √† compte d‚Äôauteur ; 205p.

On ne refuse jamais une histoire qui s‚Äô√©crit, et que, de surcro√ģt, on publie. Qu‚Äôelle soit personnelle, et, donc, forc√©ment subjective, qu‚Äôelle soit passionnelle, in√©luctablement √©motive‚Ķ peu importe la forme qu‚Äôelle prend (autobiographie, m√©moires, t√©moignages, biographie‚Ķ) pour peu que l‚Äôauteur apporte sa part de lumi√®re dans ce vaste univers sombre qu‚Äôest l‚Äôhistoire. Encore plus l‚Äôhistoire de la lutte de lib√©ration nationale, dont les zones d‚Äôombres n‚Äôont pas √©t√© toutes √©lucid√©es.
Et c’est dans ce sillage qu’on appréhende, le nouveau - et le premier livre- Si Abdelkamel, Chef de l’OCFLN, l’oublié de Béchar (paru à compte d’auteur) d’Ahmed Lagraa, ancien Moudjahid ayant été le secrétaire particulier de feu Abdelkamel Lagra, ancien responsable politique du FLN à Béchar, pour qui, au demeurant, le livre est entièrement dédié. L’auteur qui fut aussi d’une longue carrière en diplomatie a présenté son livre samedi dernier au cours d’une séance de vente dédicace à la Libraire générale d’El Biar à Alger.
Une occasion de revenir sur les raisons d’une telle publication, qu’il a d’ailleurs distinctement énumérées dans la post-face de l’ouvrage. Le dérapage engendré par ces événements dès les premiers pas de l’indépendance, l’amnésie déconcertante et générale qui frappa brusquement la société, et tas d’autres causes qui l’ont poussé à pondre ce témoignage.
A travers lequel Ahmed Lagraa entend faire sortir du cachot de l’isolements et de l’oubli ce grand militant, Si Abdelkamel, mais aussi et surtout de narrer certains événements marquants et vécus de l’histoire de cette région au titre, comme il le soutient fort, du devoir obligatoire et incontournable de mémoire notamment pour les générations futures.


http://www.horizons-dz.com/culture/11881.html

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PostPosted: Thu 22 Jul - 07:55 (2010)    Post subject: BECHAR
 
  Et mon ainé ne cessait, en chantonnant, de dire :
  
  "Bachar ezzine         bla sebba rana jinak
  bachar ya bachar    ya blad ennouar"

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ŔÉŔÄŔĄ ō¨ŔÄōĮŔäŔÄōĮ ŔĀŔÄŔäŔÄŔá ō®ŔÄŔÜŔĎŔÄō© ŔąōßŔĄŔÄō®ŔÄōßŔĄŔä ŔĄōß ō™ŔÄō≥ŔÄŔÖŔÄō≠ ŔĀŔÄŔäŔÄŔá


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PostPosted: Sun 10 Apr - 13:46 (2011)    Post subject: BECHAR
 
Bechar entre malvie, populisme lénifiant et scandales financiers à répétition



par Abdallah Azizi

2ère partie

AUTOCONSTRUCTION ET LOGEMENTS NON DISTRIBUES

Pendant la d√©cennie √©coul√©e, le probl√®me du logement dans la wilaya en g√©n√©ral et √† Bechar en particulier se posait avec acuit√© et continue d'ailleurs de se poser, h√©las ! Et n'est pas pr√®s d'√™tre r√©solu. Beaucoup de citoyens ont acquis des lots de terrain en zone urbaine pour construire eux-m√™mes leurs habitations, entrant ainsi par cet acte (important dans la vie d'un individu ordinaire) dans la cat√©gorie des auto-constructeurs. Mais cette cat√©gorie est constitu√©e de citoyens (la majorit√©) √† revenus modestes et class√©s, d√®s lors, comme √©conomiquement vuln√©rables. Aussi, construisent-ils g√©n√©ralement une cl√īture autour de leur terrain √† l'int√©rieur de laquelle ils √©rigent une ou deux pi√®ces pour s'abriter avec leur prog√©niture et renvoient aux calendres grecques la r√©alisation du logement familial, renon√ßant ainsi √† leur ¬ęambitieux¬Ľ plan initial et par voie de cons√©quence au grand r√™ve de leur vie. Peut-√™tre m√™me, en d√©sespoir de cause, misent-ils sur leurs enfants pour finir la maison une fois ceux-ci devenus adultes. Une v√©ritable gageure. La situation de ces auto-constructeurs a √©t√© aggrav√©e par l'arr√™t√© interminist√©riel du 13.09.2008 qui les a exclus de l'aide financi√®re de l'Etat institu√©e par l'arr√™t√© du 15.11.2000. Ainsi, cette frange de la population est-elle doublement p√©nalis√©e parce qu'elle ne peut, par ailleurs, pr√©tendre √† un logement social participatif (LSP) puisque incapable de justifier d'un revenu minimum mensuel exig√© par les promoteurs de cette formule. Cette situation est d'ailleurs nettement en contradiction avec la volont√© proclam√©e par les pouvoirs publics pour faciliter l'acc√®s au logement, m√™me pour les plus d√©munis.

A c√īt√© de ceux-l√†, il y a ceux qui postulent pour un logement social en d√©posant un dossier aupr√®s des services concern√©s. Cette autre cat√©gorie serait au nombre de 10 000 environ alors que les logements sociaux r√©alis√©s et disponibles ne sont qu'au nombre fort d√©risoire de 1 343 (fin 2010). Des listes ont √©t√© dress√©es pour d'√©ventuels b√©n√©ficiaires mais, depuis plus de cinq ans, pas un seul logement n'a √©t√© distribu√©, hormis une quantit√© infinit√©simale pour des sinistr√©s de la crue de 2008¬Ö et ce, en attente ¬ęde la v√©rification de la situation sociale des pr√©tendants¬Ľ. Des enqu√™tes ont √©t√© ouvertes. Enqu√™tes sur enqu√™tes qui ont dur√© plus de 03 ans. A vrai dire, ce nombre de logements r√©alis√©s ¬Ė insignifiant comparativement √† celui d'autres wilayas du Sud ¬Ė s'av√®re donc infime au regard du nombre des demandeurs (10 000 environ, nous dit-on). D√®s lors, on se demande si ce grand d√©s√©quilibre entre ¬ęl'offre et la demande¬Ľ ne serait pas la cause v√©ritable de la non-distribution desdits logements en temps opportun. Peur des troubles sociaux ? Il faut bien croire que oui, car en mettant en forme ces lignes, nous venons d'apprendre que l'Administration vient de publier finalement des listes pour la distribution des 1 343 logements en question non sans mettre en place un impressionnant dispositif s√©curitaire. Ces logements, qui sont demeur√©s ferm√©s trop longtemps, se seraient d√©grad√©s, auraient subi des actes de d√©pr√©dation, de vols et de vandalisme.

LA SALETE ENVAHISSANTE

La ville a √©t√© qualifi√©e par un wali comme ¬ęla ville la plus sale du pays¬Ľ. Ce responsable savait certainement de quoi il parlait. Il y a d'abord la salet√© intra muros que nous avons d√©j√† d√©crite dans un pr√©c√©dent article dans ces m√™mes colonnes. Cette ville est travers√©e en son milieu par son oued √©ponyme. Celui-ci, jadis vall√©e verdoyante aux berges ombrag√©es, est devenu aujourd'hui une d√©charge sauvage et son lit une immense plaie purulente qui suppure une eau pestilentielle charg√©e de d√©tritus d√©vers√©s par des riverains ¬ęsans scrupules¬Ľ et donc sans ¬ęcivisme¬Ľ. Dans l'esprit de ces ¬ęnon-citoyens¬Ľ, les crues √©pisodiques de l'oued joueraient le r√īle naturel ¬ęd'√©boueur¬Ľ. Ainsi, les d√©tritus continuent de s'accumuler sur les berges que les crues ¬ęenvoy√©es par le ciel¬Ľ n'atteignent pas ou n'entra√ģnent que partiellement. N√©anmoins, pour l'impartialit√©, il faut croire aussi que les camions de ramassage des ordures r√©pugnent √† aller sur les berges de l'oued qui sont des pistes pas tr√®s carrossables. Ce qui fait que les riverains dudit oued ne trouveraient que le lit de celui-ci pour se d√©barrasser de leurs d√©chets. Une belle excuse ! Les autorit√©s responsables s'en inqui√®tent-elles ? Oui : √† vrai dire, elles s'en inqui√®tent √† leur fa√ßon. Seulement, ¬ęs'inqui√©ter¬Ľ dans ce cas d'esp√®ce est-il suffisant ? Nous avons appris que ¬ęLe sch√©ma de la gestion des d√©chets m√©nagers et assimil√©s¬Ľ pour Bechar et Kenadsa (2 communes √† quelque 20 km de distance l'une de l'autre) avait fait l'objet d'un d√©bat en septembre 2008 ! Une op√©ration avait √©t√© inscrite √† l'indicatif de la Direction de l'environnement de Bechar pour la construction d'un CET (Centre d'enfouissement technique). Apr√®s quoi, une √©tude avait √©t√© confi√©e par cette structure √† un bureau de S√©tif. Etude finalis√©e. Lorsque la direction de l'environnement transmit le dossier √† l'APC de Bechar, celle-ci s'est aper√ßue que le projet n'√©tait pas conforme √† la loi 01.19 du 12.12.2001 relatif √† la gestion des d√©chets et du d√©cret 07.205 pris pour son application. Ainsi, en contradiction des textes en la mati√®re, la Direction de l'environnement aurait agi au lieu et place de l'APC de Bechar ! Pour rem√©dier √† cette situation, ladite APC avait remis le dossier pour √©tude √† une association √©cologique sp√©cialis√©e en qualit√© ¬ęd'expert¬Ľ. Cette derni√®re, par des observations et remarques, invalida l'√©tude command√©e au bureau de S√©tif par la Direction de l'Environnement de Bechar, et ce, pour non-conformit√© aux normes en vigueur. Il fut alors envisag√© de cr√©er une commission ad hoc pour r√©gler ce probl√®me. Mais ne dit-on pas que ¬ępour se d√©barrasser d'un probl√®me, on lui cr√©e une commission ?¬Ľ. Dans ce contexte, les communes de Bechar et de Kenadza concern√©es par le CET susvis√© attendent toujours la r√©alisation de cet √©tablissement qui les soulagerait de leurs d√©chets. A diverses p√©riodes de l'ann√©e et surtout en √©t√©, l'oued est envahi par les moustiques et la leishmaniose, une grave maladie inh√©rente √† cet insecte r√©appara√ģt √©pisodiquement. Elle continue √† faire des ravages. Extra muros, l'agglom√©ration est quasiment entour√©e de d√©charges publiques sauvages et normales (officielles).

Il est vrai que la salet√© n'est pas propre √† la ville de Bechar, elle fait partie de notre environnement, celui-l√† m√™me √† ¬ęl'entretien¬Ľ duquel nous participons tous directement ou indirectement. La salet√© s'accumule dans les quartiers de nos villes et villages, des sachets plastiques pleins ou vides envahissent nos belles campagnes, se ¬ębaladent¬Ľ dans nos rues et coins de rues pour venir jusque devant nos portes et sous nos fen√™tres pour nous narguer. Si l'on ne peut tenir un maire pour responsable de l'incivisme, de l'√©go√Įsme et du manque d'√©ducation de ses ¬ęouailles¬Ľ, on peut, a contrario, reprocher aux pouvoirs publics de ne rien faire m√©diatiquement (ou si peu) et mat√©riellement pour enrayer la salet√©, sensibiliser, voire √©duquer la population √† l'effet de r√©duire un peu de cette situation catastrophique √† d√©faut de l'√©radiquer d√©finitivement. Une situation qui s'aggrave de jour en jour de fa√ßon exponentielle. Il s'agit d'inculquer aux masses l'indispensable hygi√®ne de leur environnement : propret√© des rues et des espaces publics, ma√ģtrise de la collecte des d√©chets et des ordures m√©nag√®res et ce, en attendant un traitement scientifique du probl√®me (un vŇďu pieux). Par ailleurs, ceci ne nous emp√™che pas de rappeler en d√©sespoir de cause (autre vŇďu pieux) l'√©ternelle question : √† quand la mise √† niveau de l'√©cole publique dans les programmes de laquelle figurerait en bonne position l'instruction civique ?

L'aspect particuli√®rement ¬ęclochardique¬Ľ des abords de oued Bechar est accentu√© par les stigmates encore visibles de la crue inaccoutum√©e d'octobre 2008 qui a ravag√© une bonne partie des habitations en zones inondables. Certaines de ces habitations sont devenues, depuis, des ruines incrust√©es dans ¬ęle d√©cor¬Ľ qui donne √† la ville son aspect de cit√© bombard√©e ou ayant subi un violent s√©isme. Dans ce d√©cor de ruines ¬ępanoramiques¬Ľ, un pont reliant Bechar au ¬ęQuartier 8¬Ľ a √©t√© dress√© en catastrophe au lieu et place d'un passage submersible et dont les travaux ont dur√© n√©anmoins une √©ternit√©. Vu les efforts fournis, la montagne semble avoir accouch√© d'une souris. Ce pont, que nous h√©sitons √† qualifier ¬ęd'ouvrage d'art¬Ľ (par r√©f√©rence au jargon de la profession), ne serait, d'apr√®s les sp√©cialistes, vu sa conception basse en pente abrupte vers le quartier 8, qu'un nouveau goulot d'√©tranglement propice √† de nouveaux d√©g√Ęts en cas de crues √©ventuelles, m√™me de moyenne importance si, bien s√Ľr, il n'est pas emport√© par l'une d'elles. Dans ce cas d'esp√®ce, m√™me les profanes savent depuis belle lurette (v√©cu oblige !) que les ponts qui franchissent les oueds au Sahara doivent √™tre con√ßus le plus haut possible avec des arcades les plus larges, vu l'impr√©visibilit√© et surtout le volume ph√©nom√©nal de certaines crues. A moins que les concepteurs de l'ouvrage susvis√© ne le voient que comme un simple radier virtuellement submersible !? D√®s lors, on se posera la question : quelle serait donc l'utilit√© d'un tel ouvrage en cas de crue s'il n'y aura pas passage √† sec ?

LE TONNEAU DES DANAÎDES

Pourtant l'Etat n'aurait pas l√©sin√© sur les cr√©dits pour assainir cet oued dont l'insalubrit√© permanente en milieu urbain pr√©sente un danger non n√©gligeable pour la sant√© de la population (voir supra). Pour ce faire quelque 20 milliards de cts auraient √©t√© d√©bloqu√©s en 2007 sur le sectoriel de l'hydraulique. D'autres op√©rations avaient pr√©c√©d√©es celle-l√† sur le PCD de la commune, soit 6 millions de dinars en 2006 et 8 millions en 2007. Puis il eut la crue exceptionnelle d¬Ďoctobre 2008. Celle-ci fut √† l'origine de la pr√©cipitation des quelques travaux r√©alis√©s sur le site : les autorit√©s au plus haut niveau de la wilaya, √©voquant ¬ędes mesures d'urgence¬Ľ auraient fait appel √† quelque 18 entrepreneurs √† qui on aurait fix√© des t√Ęches pr√©cises et qui auraient intervenus dans l'oued et sur ses berges. Mais ¬ęun malheur n'arrive jamais seul¬Ľ dit l'adage : ne voil√†-t-il pas qu'un scandale financier √©clate au niveau de la direction de l'hydraulique ¬ęentra√ģnant l'inculpation et l'incarc√©ration de certains agents de ladite direction dont le directeur¬Ľ. Du coup, les 18 entrepreneurs auxquels les autorit√©s auraient fait appel dans le cadre ¬ędes mesures d'urgences¬Ľ sont-ils devenus suspects et mis sous contr√īle judiciaire : la justice leur aurait reproch√© d'avoir conclu des contrats contraires au code des march√©s publics (des march√©s de gr√© √† gr√© irr√©guliers). Les travaux sont encore une fois remis en cause (cf supra). Sur les ondes de la radio locale, des responsables et des √©lus locaux s'√©gosillent en explications et en justifications de toutes sortes sur ce d√©plorable √©tat de fait : quand ils ne sont pas tr√®s convaincants dans leurs argumentaires, ils excellent n√©anmoins dans le style ¬ęlangue de bois¬Ľ encore cher √† certains partis. Le statu quo demeure. Devant un pareil imbroglio o√Ļ les affaires publiques prennent ce genre de tournures au d√©triment de l'int√©r√™t public, quand ces affaires p√Ętissent de l'incomp√©tence de certains responsables et que cela dure, ne sommes-nous pas en droit d'√©voquer encore une fois la mal√©diction et se tourner vers le ciel ?

LE PNEU NOURRICIER

La population de B√©char et celles de l'ensemble du sud-ouest sont nourries ¬ępar le pneu¬Ľ expression consacr√©e ici, pour dire que tout vient du nord du pays gr√Ęce √† la route et donc ¬ęau pneu¬Ľ. Quelle belle invention donc en effet que ce pneu ! Invention salvatrice s'il en est autant que salutaire. N√©anmoins, il est absolument n√©cessaire d'associer √† cette merveille qu'est le pneu, le ¬ętapis¬Ľ de bitume. Sinon la port√©e socio√©conomique voire psychologique autant qu'all√©gorique du premier serait bien limit√©e. Le pneu! Ce miracle! Cette bou√©e de sauvetage ! - Bou√©e de sauvetage ?-Oui ! En tout cas pneu et bou√©e de sauvetage se ressemblent √©trangement et concourent au m√™me but et sont m√™mes parents quelque part !

En effet, √† l'approche de chaque f√™te, les gens avis√©s se pr√©cipitent vers les march√©s pour s'approvisionner √† l'avance en l√©gumes et fruits malgr√© des prix qui s'envolent en ¬ęces heureuses¬Ľ circonstances pour atteindre des sommets vertigineux. Cette course effr√©n√©e √† l'approvisionnement dure pendant les sept ou dix jours environ qui pr√©c√®dent les f√™tes. Apr√®s celles-ci, ce sont les √©tals et √©ventaires des magasins qui demeurent d√©sesp√©r√©ment vides, jusqu'√† la reprise des ¬ębienheureuses rotations des pneus¬Ľ. A titre d'exemple la p√©nurie des fruits et l√©gumes qui a suivi le A√Įd-el-fitr dernier a dur√© une bonne semaine, plongeant dans le d√©sarroi les moins pr√©voyants qui ont fait les frais d'une insouciance √ī combien inexcusable ! Ces p√©nuries √† r√©p√©titions qui reviennent √† chaque f√™te et avec acuit√© mettent en exergue l'absence criarde de la quasi-totale des agriculteurs de la wilaya, dont le nombre √† l'heure actuelle avoisinerait les 13 000 fellahs ! Les cr√©dits investis dans le secteur pendant la d√©cennie √©coul√©e se chiffrent en milliards. Aucune contrepartie tangible de ces investissements consid√©rables ne peut √™tre not√©e. Le secteur demeure toujours d√©ficitaire. Il y a deux ans un bruit a couru dans le public que des ¬ęmagouilles¬Ľ concerneraient presque la moiti√© des agriculteurs inscrits √† la chambre agricole de B√©char soit : 5600 sur les 12 000 inscrits. Une enqu√™te avait √©t√© d√©clench√©e par les services de la wilaya qui avaient saisi pour la circonstance la brigade √©conomique de la Gendarmerie nationale. A ce jour les r√©sultats de cette enqu√™te ne sont pas connus. Est-ce √† cause de ¬ęl'effacement¬Ľ de la dette des fellahs d√©cid√© par le pr√©sident de la R√©publique qui aurait rendu caduque cette enqu√™te ?

Trouver un palliatif √† l'ins√©curit√© alimentaire semble √™tre l'un des objectifs importants des pouvoirs publics au plus haut niveau de l'Etat. Aussi, le ¬ędeal¬Ľ de performance contract√© par le minist√®re de l'Agriculture avec les agriculteurs pour des rendements qualitatifs et quantitatifs en vue de l'autosuffisance sur le plan national ne semble pas avoir concern√© la wilaya de B√©char qui serait, a-t-on appris class√©e ¬ęzone datti√®re¬Ľ. Mais ceci ne saurait la d√©douaner d'assurer d'autres productions que la datte. Le soutien aux fellahs de cette wilaya sous forme d'allocations dans le cadre du FNDRA est loin d'√™tre n√©gligeable et ce, depuis le d√©but des ann√©es 2000. En toute logique, ce soutien aurait d√Ľ donner ses fruits aujourd'hui (11ans apr√®s). Ne serait-ce qu'en ce qui concerne le palmier. En principe, celui-ci commence √† produire √† partir de cinq ans apr√®s avoir √©t√© plant√©. Donc les palmiers plant√©s en 2003-2004 et avant auraient d√Ľ donner leurs premi√®res productions √† partir de 2008-2009. Or, sur les march√©s de B√©char, pendant ces ann√©es - et la saison des cueillettes 2010 a correspondu cette ann√©e avec le mois du ramadan - il n'y avait que des dattes d'Adrar et de Gharda√Įa, puis vers la fin de la saison, il y eut celles de Taghit. Mais pour l'apport de Taghit il s'agit d'un classique qui ne semble devoir rien du tout au soutien ¬ęFNDRA¬Ľ ou tr√®s peu : cette superbe oasis a √©t√© de tout temps une pourvoyeuse de B√©char de ses excellentes dattes pr√©nomm√©es ¬ęfeggouss¬Ľ. Par ailleurs, on peut se poser l√©gitimement la question de savoir o√Ļ sont donc les dattes des quelques ¬ęquatre millions de dattiers¬Ľ que les services agricoles se targueraient d'avoir plant√© √† travers la wilaya dans le cadre du programme FNDRA ou autres ? Cela fait beaucoup de questions qui restent sans r√©ponse.

Malgr√© l'apport, (n√©anmoins modeste) de certains autres cultures dont les exp√©riences ont av√©r√©es leurs productions positives (comme l'olivier par exemple), il n'en demeure pas moins que l'on ait fini par se convaincre qu'en cette r√©gion, c'est vers la phoeniciculture qu'il fallait revenir. En fait, si la nature a fini par imposer ses droits, elle a aussi mis en exergue l'√©vidence ancestrale qu'un retour aux sources est une vertu qui a √©t√© quelque peu occult√©e un peu √† la l√©g√®re. On a donc amorc√© un retour au dattier que l'on s'est mis √† d√©velopper dans son contexte naturel, ce qui implique en aval, le d√©veloppement des cultures sous-jacentes √† ce dernier en essayant d'utiliser les techniques scientifiques qui ont fait leurs preuves. Surtout en mati√®re d'irrigation : quelles techniques pratiqu√©es en l'occurrence ? Est-ce que celles pratiqu√©es actuellement seraient bien celles qui conviennent le mieux √† cet arbre prodigieux du d√©sert ? Nous avons nomm√© le goutte-√†-goutte. Certains sp√©cialistes doutent beaucoup de l'efficacit√© de cette technique pour l'irrigation du dattier, syst√®me pr√©matur√©ment fort encens√© par ses adeptes. Indubitablement le palmier qui dispose grosso modo de quatre cat√©gories de racines a besoin de beaucoup d'eau et une assiette humide quasi-permanente. Celle-ci permet √† ses racines de ¬ęnutrition¬Ľ de se d√©velopper et √† ses racines ¬ęd'absorption¬Ľ de plonger jusqu'√† une nappe hydrique indispensable √† sa survie : le proverbe dit que ¬ę le palmier vit les pieds dans l'eau et la t√™te au feu du soleil¬Ľ. Par ailleurs, et n√©cessairement, l'irrigation rationnelle d'un dattier est conditionn√©e par la constitution du sol (sol sebkha, sol moyen, sol sableux etc.¬Ö) mais quel que soit le sol, la nappe phr√©atique est un postulat que l'on ne peut occulter, chose que les sp√©cialistes en la mati√®re ne peuvent ignorer. Aussi, lorsque l'on rencontre des palmiers dits ¬ęborr¬Ľ qui ¬ę√©mergent¬Ľ d'une dune de sable par exemple, il ne faut pas s'√©tonner : c'est qu'une nappe phr√©atique n'est pas loin en dessous! Le dattier constitue certainement une richesse ind√©niable. La seule vall√©e de la Saoura dans la wilaya de B√©char compte au moins une soixantaine de vari√©t√©s de dattes qui attendent d'√™tre √©tudi√©es, r√©pertori√©es et surtout d√©velopp√©es et commercialis√©es pour le grand bonheur des fellahs saouris qui actuellement pratiquent une agriculture de survie. Sinon, ces vari√©t√©s risquent de v√©g√©ter comme pr√©sentement puis dispara√ģtre √† jamais. Nous avons dans ce cas d'esp√®ce, la palmeraie m√™me de B√©char, qui, dans quelques ann√©es elle aura disparu compl√®tement. Non pas √† cause du manque d'eau mais √† cause de l'insouciance de l'homme qui la d√©truit quotidiennement lui pr√©f√©rant la laideur du b√©ton !


http://www.lequotidien-oran.com/?news=5151440

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PostPosted: Tue 21 Jun - 13:22 (2011)    Post subject: BECHAR
 
Scènes de violence à Adrar et Bechar  
 
par Bentouba Sa√Įd ¬†


http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5154618

Des rues barrées, des bombes à gaz lacrymogène, des cris de femmes, des jeunes en colère, des pierres lancées contre les policiers : des scènes jamais vécues à Adrar.

C'est ce qui s'est pass√©, hier lundi, suite √† l'affichage, ce lundi matin √† 5h, de la liste des 375 b√©n√©ficiaires de logements sociaux. L'information a vite circul√© √† travers toute la ville et √† 9h, une centaine de personnes ont bloqu√© l'acc√®s au si√®ge de la da√Įra d'Adrar. Un cordon de s√©curit√© les entourait. La direction du registre du commerce, situ√©e en face de la da√Įra, a baiss√© rideau de crainte d'√©ventuels d√©bordements. A 11h, la route qui m√®ne √† la direction de la S√Ľret√© √©tait ferm√©e. A midi, le nombre des protestataires s'est multipli√© et les portes m√©talliques de la da√Įra ont √©t√© forc√©es. Les renforts de police sur place, ont tir√© des bombes de gaz lacrymog√®ne pour disperser les protestataires, jusque vers le si√®ge de la wilaya. Les jeunes en col√®re ont alors investi les rues adjacentes au si√®ge de la da√Įra.

¬†II est √† noter que les services de la da√Įra d'Adrar ont enregistr√© 16.000 demandes pour les 375 logements r√©alis√©s. ¬ę Nous n'avons le droit ni au logement, ni au travail, ni √† un lot de terrain ¬Ľ, ont lanc√© des jeunes qui r√©clament une commission d'enqu√™te du minist√®re de l'Int√©rieur et des Collectivit√©s locales sur cette distribution de logements. Un dispositif de s√©curit√© a √©t√© mis en place devant la commune, l'√©tat civil, le si√®ge de la wilaya et les annexes administratives.

A B√©char et plus pr√©cis√©ment au quartier populaire de Debdaba, un dispositif de s√©curit√© a √©t√© mis en place, depuis dimanche apr√®s-midi, lorsque des jeunes se sont attaqu√©s √† des structures √©tatiques, et ont barr√© les routes. Les jeunes protestataires sont sortis dans la rue suite au d√©c√®s tragique du jeune K.B, √Ęg√© de 29 ans qui s'est immol√© par le feu, devant tout le monde, au march√© populaire Bouhlal, du centre-ville. L'acte d√©sesp√©r√©, selon des t√©moins, a eu lieu √† 7h30, dimanche, lorsqu'un policier a somm√© le jeune homme de ne pas vendre sa marchandise devant le march√©. Un jeune homme a grimp√© sur un pyl√īne, vraisemblablement pour tenter de s'√©lectrocuter, mais il a √©t√© emp√™ch√© par des citoyens. Un deuxi√®me apr√®s s'√™tre asperg√© d'essence s'est dirig√© vers le policier, l'a agripp√© et a mis le feu √† son corps. Les deux personnes ont √©t√© gravement br√Ľl√©es. Selon la version de la police, l'agent de l'ordre a √©t√© br√Ľl√© lorsqu'il s'est jet√© sur la victime pour essayer de la sauver.

Le jeune homme a été inhumé, hier matin, à Béchar en présence de milliers de personnes. Une enquête est en cours, pour déterminer les circonstances exactes de ce drame qui a secoué toute la région.


 

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sérine21 Reply with quote


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PostPosted: Tue 12 Jul - 19:36 (2011)    Post subject: BECHAR
 
Scènes de violence à Adrar et Bechar   : partout en Algérie ces scènes sont légion...Cet après-midi même, revenant de Annaba, route barrée et détour de plus de 45 km 
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Manger, boire, dormir, marcher...


Sérine 21


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PostPosted: Mon 30 Jan - 07:57 (2012)    Post subject: BECHAR
 
Béchar: Un bus se renverse, 5 morts et 20 blessés  
par R.N.  
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5163664 

Cinq personnes ont trouv√© la mort et vingt autres gri√®vement bless√©es, dans un accident de la circulation survenu samedi en d√©but de soir√©e, √† proximit√© de la localit√© de Marhouma, √† 30 km de la da√Įra de B√©ni-Abb√®s (plus 270 km au sud de B√©char), a-t-on appris hier aupr√®s de la Protection civile. L'accident s'est produit suite au d√©rapage puis au renversement d'un autobus, selon la m√™me source. Toutes les victimes ont √©t√© √©vacu√©es par la Protection civile vers les h√īpitaux de B√©ni-Abb√®s et de la da√Įra d'El-Ouata, o√Ļ les bless√©s ont re√ßu les soins n√©cessaires, pr√©cise-t-on. Une enqu√™te a √©t√© ouverte par les services de la Gendarmerie nationale pour d√©terminer les causes exactes de l'accident.


 

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PostPosted: Mon 30 Jan - 08:32 (2012)    Post subject: BECHAR
 


Actualit√©s : B√ČCHAR
Un homme de 33 ans se suicide
Un homme de 33 ans, Z. Salah, habitant Oran, s‚Äôest donn√© la mort vendredi au domicile de sa tante √† B√©char. Il s‚Äôest pendu √† l‚Äôaide d‚Äôune corde qu‚Äôil avait accroch√©e au plafond. Venu √† B√©char pour rendre visite √† sa tante, durant la soir√©e de jeudi, il ne pr√©sentait rien de particulier qui laissait penser √† cette fin malheureuse. Vendredi matin, ses h√ītes l‚Äôont d√©couvert pendu au bout d‚Äôune corde dans sa chambre. Les services de police ont ouvert une enqu√™te pour d√©terminer les raisons ayant pouss√© Z. Salah √† recourir √† cet acte ultime, indique une source qui a pr√©cis√© que celui-ci avait des ant√©c√©dents judiciaires.
L. M.





Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/01/30/article.php?sid=129553&am…

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sérine21 Reply with quote


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PostPosted: Mon 30 Jan - 08:33 (2012)    Post subject: BECHAR
 
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