FAQFAQ   SearchSearch   MemberlistMemberlist   UsergroupsUsergroups bladi.Algéria1962 
bladi.Algéria1962 Forum Index
 ProfileProfile   Log in to check your private messagesLog in to check your private messages   Log inLog in 
 RegisterRegister 
 
http://img.xooimage.com/files3/b/d/9/livres-d-or-20-12--155c29.gif

Livre d'Or

 Bienvenue 
 
50ème Anniversaire Discours du Pasteur Martin LUTHER KING

 
Post new topic   Reply to topic    bladi.Algéria1962 Forum Index -> Le coin des débats -> notre quotidien/notre humeur

fakhfakh Reply with quote


Offline

Joined: 17 Mar 2009
Posts: 7,953
Localisation: skikda
Féminin Scorpion (23oct-21nov)
Point(s): 25,798
Moyenne de points: 3.24

PostPosted: Thu 29 Aug - 09:08 (2013)    Post subject: 50ème Anniversaire Discours du Pasteur Martin LUTHER KING
 
Mercredi 28 ao√Ľt 2013

Cinquantième Anniversaire du Fameux Discours du Pasteur: Martin Luther King, "I Have a Dream"..

Je suis heureux de pouvoir être ici avec vous aujourd'hui, à une manifestation dont on se rappellera comme étant la plus grande manifestation pour la liberté dans l'histoire de notre pays.


Il y a cent ans, un grand Am√©ricain, √† l'ombre de qui nous sommes aujourd'hui, a sign√© la Proclamation d'Emancipation. Ce d√©cret capital est arriv√© comme une grande lumi√®re d'espoir pour les millions d'esclaves qui avaient √©t√© br√Ľl√©s par les flammes de l'injustice qui consume. Il est venu comme une aurore joyeuse pour terminer la longue nuit de leur captivit√©.


Mais, un si√®cle plus tard, le Noir n'est toujours pas libre ; un si√®cle plus tard, la vie du Noir est toujours tristement handicap√©e par les menottes de la s√©gr√©gation et les cha√ģnes de la discrimination ; un si√®cle plus tard, le Noir vit isol√© sur une √ģle d'indigence au milieu d'un vaste oc√©an de prosp√©rit√© ; un si√®cle plus tard, le Noir languit toujours dans les coins de la soci√©t√© am√©ricaine et il se trouve en exil√© dans sa propre terre.


Nous sommes donc venus ici aujourd'hui pour dramatiser une condition honteuse. Dans un sens, nous sommes venus √† la capitale de notre pays pour toucher ce qui nous est d√Ľ. Quand les architectes de notre r√©publique ont √©crit les mots magnifiques de la Constitution et de la D√©claration d'Ind√©pendance, ils ont sign√© un billet √† ordre, dont tous les Am√©ricains devaient h√©riter. Ce billet √©tait une promesse qu'√† tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inali√©nables de vie, de libert√©, et de poursuite du bonheur.


Il est clair aujourd'hui que l'Amérique a manqué à ses engagements en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique a donné au peuple noir un chèque sans provision ; un chèque qui nous est revenu marqué "fonds insuffisants". Nous refusons de croire que la banque de la justice soit en faillite. Nous refusons de croire qu'il y ait des fonds insuffisants dans les grandes chambres fortes d'opportunité de cette nation. Par conséquent, nous sommes venus ici pour encaisser notre chèque, le chèque qui nous donnera sur demande les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes venus à ce lieu sacré pour rappeler au peuple américain l'urgence extrême du présent. Ce n'est pas le moment de nous adonner au luxe de nous détendre ou de nous contenter de la drogue tranquillisante d'une solution graduelle. Il est temps maintenant de rendre réelles toutes les promesses de la démocratie ; il est temps maintenant de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour nous avancer vers le sentier brillant de la justice raciale ; il est temps maintenant d'aider notre nation à se dégager des sables mouvants de l'injustice raciale pour l'installer sur le roc solide de la fraternité ; il est temps maintenant de faire que la justice devienne une réalité pour tous les enfants de Dieu. Ce serait une erreur fatale pour la nation de refuser de voir l'urgence du moment. Cet été étouffant du mécontentement légitime du Noir ne finira pas jusqu'à ce qu'arrive un automne vivifiant de liberté et d'égalité.


1963 n'est pas une fin, mais un commencement. Et ceux qui espèrent que le Noir avait besoin de passer sa colère et qu'il est maintenant satisfait, auront un rude réveil si la nation revient à sa routine. Il n'y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu'à ce que le Noir obtienne ses droits de citoyenneté. Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondements de notre nation jusqu'à ce que le jour clair de la justice se lève à l'horizon.


Mais il y a quelque chose que je dois dire √† mon peuple, qui a le pied sur le seuil attrayant qui m√®ne au palais de la justice. Tout en cherchant √† obtenir la place qui nous est due, nous ne devons pas √™tre coupables d'actions mauvaises. Ne cherchons pas √† satisfaire notre soif de libert√© en buvant dans la tasse de l'amertume et de la haine. Nous devons pour toujours conduire notre lutte sur un plan √©lev√© de dignit√© et de discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications cr√©atrices d√©g√©n√©rer en violence physique. Encore et encore, nous devons nous √©lever jusqu'aux hauteurs majestueuses o√Ļ l'on r√©fute la force physique avec la force de l'√Ęme.

L'esprit militant, nouveau et merveilleux, qui a pénétré la communauté Noire, ne doit pas nous amener à manquer de confiance en tous les Blancs, parce que beaucoup de nos frères blancs, comme le prouve leur présence ici aujourd'hui, se rendent maintenant compte que leur destinée est liée à notre destinée, et ils sont arrivés à la réalisation que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. Nous ne pouvons pas cheminer seuls. Et en cours de chemin, nous devons promettre que nous marcherons toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas retourner en arrière.


Il y a ceux qui demandent aux partisans des Droits Civiques, "Quand serez-vous satisfaits ?" Nous ne serons jamais satisfaits tant que le Noir sera victime des horreurs indicibles de la brutalit√© de la police ; nous ne serons jamais satisfaits tant que nos corps, lourds de la fatigue du voyage, ne pourrons pas obtenir un logement dans les motels de la grande route et dans les h√ītels des villes ; nous ne serons pas satisfaits tant que la mobilit√© essentielle du Noir consistera √† aller d'un ghetto plus petit √† un autre plus grand ; nous ne serons jamais satisfaits tant qu'on d√©pouillera nos enfants de leur amour-propre et tant qu'on les privera de leur dignit√© avec des pancartes qui d√©clarent : "Pour les Blancs Seulement." Nous ne serons pas satisfaits tant que le Noir du Mississipi ne pourra pas voter, et le Noir de New York croira qu'il n'a rien en faveur de quoi il peut voter. Non ! Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu'√† ce que "la justice d√©vale comme un torrent et le droit comme un fleuve puissant."

Je n'ignore pas que certains d'entre vous sont venus ici apr√®s de grandes √©preuves et tribulations. Quelques-uns parmi vous sont r√©cemment sortis de prisons √©troites. Quelques-uns parmi vous sont venus de r√©gions o√Ļ, dans votre qu√™te pour la libert√©, vous avez √©t√© meurtris par les orages de la pers√©cution et rendus chancelants par les vents de la brutalit√© de la police. Vous √™tes les v√©t√©rans de la souffrance inventive. Continuez √† travailler dans la foi que la souffrance non m√©rit√©e est r√©demptrice. Retournez dans le Mississipi ; retournez dans l'Alabama ; retournez en Caroline du Sud ; retournez en G√©orgie ; retournez en Louisiane ; retournez aux bas quartiers et aux ghettos des villes du nord sachant que, d'une mani√®re ou d'une autre, cette situation doit √™tre et sera chang√©e ! Ne nous vautrons pas dans la vall√©e du d√©sespoir !


Donc, mes amis aujourd'hui je vous dis que quoique nous devions faire face aux difficult√©s d'aujourd'hui et de demain, j'ai tout de m√™me un r√™ve. C'est un r√™ve qui est profond√©ment enracin√© dans le r√™ve am√©ricain. Je r√™ve qu'un jour cette nation se dressera et fera honneur √† la vraie signification de son credo : "Nous tenons ces v√©rit√©s comme √©videntes, que tous les hommes sont cr√©√©s √©gaux." Je r√™ve qu'un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propri√©taires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble √† la table de la fraternit√©. Je r√™ve qu'un jour, m√™me l'√©tat du Mississipi, un √©tat qui √©touffe dans la fournaise de l'injustice, qui √©touffe dans la fournaise de l'oppression, sera transform√© en une oasis de libert√© et de justice. Je r√™ve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation o√Ļ ils ne seront pas jug√©s par la couleur de leur peau, mais √† la mesure de leur caract√®re.


Je fais un rêve aujourd'hui !


Je rêve qu'un jour, au fin fond de l'Alabama, avec ses racistes pleins de haine - avec son gouverneur des lèvres de qui dégoulinent les mots de l'interposition et de la nullification - un jour, même là, en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et soeurs.


Je fais un rêve aujourd'hui !

Je rêve qu'un jour, chaque vallée sera rehaussée et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront nivelées et les endroits tortueux seront rendus rectilignes, et "la gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble."


C'est notre esp√©rance. C'est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du d√©sespoir, la st√®le de l'espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes de notre nation en une belle symphonie de la fraternit√©. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison ensemble, d√©fendre la cause de la libert√© ensemble, sachant qu'un jour nous serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour o√Ļ tous les enfants de Dieu pourront chanter avec une signification nouvelle : "Ma patrie c'est toi, douce terre de libert√©, c'est toi que je chante. Terre o√Ļ mes a√Įeux sont morts, terre fiert√© du P√®lerin ; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la libert√©." Et si le destin de l'Am√©rique est d'√™tre une grande nation, tout cela doit devenir vrai.


Que la liberté retentisse donc des collines prodigieuses du New Hampshire jusqu'aux imposantes montagnes du New York. Que la liberté retentisse du sommet des majestueuses Alleghenies de Pennsylvanie. Que la liberté retentisse des pics couronnés de neige des Rocheuses du Colorado. Que la liberté retentisse des versants mamelonnés de la Californie. Mais non seulement cela. Que la liberté retentisse du haut de Stone Mountain en Georgie. Que la liberté retentisse du haut de Lookout Mountain au Tennessee. Que la liberté retentisse de chaque colline, et des moindres monticules dans le Mississipi. "Que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté !"


Et quand cela se produira, quand nous permettrons √† la libert√© de retentir, quand elle retentira dans chaque village, et dans chaque hameau, dans chaque Etat et dans chaque ville, nous serons √† mesure de h√Ęter l'arriv√©e du jour o√Ļ tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et non juifs, protestants et catholiques, pourrons chanter en se tenant la main ces mots du vieux Negro Spiritual : "Libres enfin, libres enfin ; b√©ni soit le Tout-Puissant, nous sommes libres enfin !"

 Source: Pasteur Martin Luther King, "I have a dream"..
Par √Čcole De La Vie


Back to top

Publicité






PostPosted: Thu 29 Aug - 09:08 (2013)    Post subject: Publicité
 
PublicitéSupprimer les publicités ?
Back to top
Post new topic   Reply to topic    bladi.Algéria1962 Forum Index -> Le coin des débats -> notre quotidien/notre humeur
Page 1 of 1

Choose Display Order
Display posts from previous:   
User Permissions

 
Jump to:  

Index | Create free forum | Free support forum | Free forums directory | Report a violation | Cookies | Charte | Conditions générales d'utilisation
Skin Created by: Sigma12
Powered by phpBB © 2001, 2020 phpBB Group